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50 ans d’histoire des automobiles Chappe & Gessalin

Lors du 4e salon de collection et d’exception qui a eu lieu le dimanche 10 avril 2016, les automobiles Chappe et Gessalin ont fêté leurs 50 ans.

Chappe & Gessalin

 

Pour les 50 ans, nous avons eu le plaisir de rencontrer un des fondateurs des automobiles CG, Jean Gessalin, et Erik Kus, membre actif de l’Amicale CG.

 

Jean Gessalin, il semblerait que la marque CG soit avant tout une histoire de famille. Pouvez-vous nous en dire plus ?
Chappe-Gessalin, c’est l’histoire de deux familles auvergnates dans le Cantal, quelques années après la première guerre mondiale. Mon grand-père, Jean Chappe, exerce sa profession de forgeron. Le travail ne manque pas. Il a pour apprenti Amédée Gessalin et ses fils Abel, Albert et Louis. Amédée va épouser Marie-Louise Chappe (nous sommes en 1925) et ils auront une fille, Juliette, et un garçon, Jean. Durant la seconde guerre, l’activité est suspendue. Elle reprendra en 1945 après le décès de mes grands-parents. Ce sera à Saint-Maur-des-Fossés dans le Val-de-Marne avec la « carosserie Chappe frères et Gessalin ».

Pourquoi ensuite avoir installé l’entreprise à Brie-Comte-Robert ?
Le succès venu, les locaux de Saint-Maur se sont révélés exigus. À la recherche d’une zone industrielle accueillante, Charles Escoffier nous a indiqué Brie-Comte-Robert ! La suite, le terrain « Rue du Coq Gaulois » était déjà un signe… Les initiales de la rue, CG, le coq comme emblème...

Il y a en effet une histoire avec le « Coq Gaulois »  ?
Lors du salon automobile parisien, en 1967, un passionné Albert Uderzo s’est arrêté sur le stand CG. Nous avons sympathisé de suite. Marc Seguin, notre commercial relation pub, a évoqué notre projet d’emblème avec un coq bien gaulois et si possible combatif ! Et l’histoire est bien connue depuis...

Le premier choc pétrolier, l’interdiction de compétitions sportives en France… ont contribué à la disparition de la marque, comment avez-vous vécu cette période  ?
J’ai très mal vécu les conséquences du choc pétrolier. C’était une catastrophe.  Tout s’effondrait brutalement ! Toutes ces années de création, de recherche... Quarante personnes se sont retrouvées sans emploi du jour au lendemain.

Une rue Chappe - Gessalin à Brie, que représente-t-elle pour vous  ?
La rue Chappe-Gessalin est, pour ma famille et ses descendants, une marque de distinction de la part de la municipalité qui est très attachée au patrimoine de cette ville. Lors de son baptême, entouré de mes cousins et cousines et tante Chappe, j’étais très ému et j’ai eu une pensée pour mes parents et mes oncles qui n’ont pas connu cet honneur qui nous était accordé.

M. Kus, vous êtes un membre actif de l’Amicale CG. D’où vous est venue cette passion de la marque  ?
Cette passion, je la dois à mon grand frère Pascal en 1985, lorsqu’il fit l’acquisition d’un premier modèle, un CG B1200 M modèle 72. J’avais alors 15 ans et me suis mis à la recherche d’un CG également. Cela fut chose faite, avec son aide, quatre ans plus tard avec le CG B1200 modèle 71 présenté à  l’exposition du 10 avril. Acquis en piteux état, je l’ai entièrement remis à neuf au bout de longues années. Je tente à présent de restaurer un rare modèle de compétition. Je suis donc très heureux des diverses sollicitations de la municipalité et de ses actions réalisées conjointement avec l’amicale CG durant ces dix dernières années.

C’est quoi exactement l’Amicale CG, quels sont vos événements, actions…  ?
Je suis membre de l’amicale CG depuis 1989. L’association a été créée en 1982. Elle est la seule reconnue par la famille Chappe et Gessalin. Elle compte actuellement 75 adhérents qui possèdent chacun un ou plusieurs CG. Avec une concentration nationale annuelle et la participation à de nombreux salons, elle contribue à rassembler, recenser, restaurer et entretenir les automobiles CG, en assurant la re-fabrication de pièces détachées ou en réalisant des pièces neuves de carrosserie issues des moules d’origine.

Connaissez-vous le nombre de CG existante aujourd’hui  ?
Entre 1966 et 1974, la production issue de l’usine briarde de la rue du Coq Gaulois s’élève à 395 exemplaires. On estime qu’environ la moitié des modèles produits existe encore de nos jours.