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Guerrier des tatamis

Champion d’Europe de judo en 2016, Walide Khyar vise la médaille d’or aux Jeux de Paris, en 2024. Un destin qui rappellerait celui de son ami Teddy Riner.

Portrait d'un champion de Judo

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« Avec moi, c’est 24 heures sur 24, et 7 jours sur 7 ». Rencontré entre deux entraînements, Walide Khyar semble habité par son sport qu’il a commencé à pratiquer au Blanc-Mesnil à l’âge de 7 ans. Lorsqu’il arrive à Brie en 2008, Il rejoint le collège Georges-Brassens, déjà auréolé d’une solide réputation régionale. Trois ans plus tard, il concrétise ses belles promesses en décrochant une médaille d’argent aux championnats d’Europe cadets. « Enfant, j’avais besoin de me défouler, dit-il. J’ai pratiqué le foot, la natation, l’athlétisme, mais c’est l’équation simple du judo qui m’a séduit : un tatami, un adversaire, un gagnant. Comme j’ai rapidement obtenu des résultats, ça m’a plu. » Après avoir intégré un sport-études à Rouen puis l’Insep, ce natif de Bondy sera sacré en moins de 60 kilos lors des championnats d’Europe 2016. Malgré un échec aux Jeux olympiques la même année et une non-sélection pour ceux de Tokyo, ce jeune homme de 26 ans reste une valeur sûre, comme en témoigne sa récente cinquième place aux derniers Mondiaux. Licencié au Flam 91, dans l’Essonne, et résident à Brie, il a désormais les yeux rivés sur le Champ-de-Mars parisien où se dérouleront les compétitions de judo en 2024. « J’y pense tout le temps », avoue-t-il.

« Je me sens bien à Brie » 

Lorsque nous l’avons rencontré, il s’apprêtait à se rendre à Grozny, en Tchétchénie, pour cinq semaines. « En mode Rocky Balboa ! », sourit-il. Puis il entamera une préparation qui l’enverra en Bulgarie pour l’Euro, en Israël pour les Mondiaux, ainsi qu’aux quatre coins du monde avec une douzaine de tournois programmés. Si le judo lui permet de voyager, souvent accompagné de sa maman et de son frère qui vivent aussi à Brie, Walide avoue un faible pour cette ville qu’il apprécie : « Nulle part, je ne suis comme ici ». Il va d’ailleurs signer une convention avec la commune, qui s’est engagée à le soutenir financièrement pour qu’il touche son rêve : l’or olympique. De son côté, le judoka sera le parrain des jeunes du club de judo de Brie-Comte-Robert, qui l’a déjà invité à plusieurs remises de médailles.

Sa vie après le judo

Après le sport, le théâtre 

« Je m’entraîne une vingtaine d’heures par semaine. J’ai appris à dépasser mes limites. La victoire me procure des émotions que j’adore », argumente-t-il, animé par le souhait d’aller jusqu’aux Jeux de Los Angeles en 2028. La suite ? Il se verrait bien comédien. Il a d’ailleurs entrepris une formation en ce sens, à Paris. Il pourra certainement compter sur le soutien de son ami Teddy Riner, son compagnon de chambre lors de stages d’entraînement, et avec lequel il a participé, l’an dernier, au jeu télévisé “La course des champions”. Un signe, indéniablement.