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Il a du cuir dans les mains !

Dimitri Rucki travaille le cuir depuis qu’il a 15 ans. De ses débuts chez Hermès à l’ouverture de son atelier à Brie en août dernier, rencontre.

Ses débuts dans le cuir

Dimitri est tombé dans le cuir par hasard. À 14 ans, il réalise son stage de 3e dans une sellerie automobile proche de chez ses parents. « Je suis tombé amoureux du cuir, j’ai trouvé cette pratique magnifique. J’ai su que c’était ce que je voulais faire », s’enthousiasme Dimitri. Il se forme à l’école Grégoire Ferrandi à la Chambre d’industrie et de commerce de Paris. Lors de sa 1re année de
certificat d’aptitude professionnelle, il apprend les techniques du cuir. « J’étais le plus jeune et je suis devenu major de promotion ! » déclare fièrement Dimitri. Ses professeurs lui proposent alors de participer au concours du meilleur apprenti de France au cours duquel il remporte une médaille de bronze. Lors de sa 2e année de formation, il travaille pour la maison Hermès qui lui apprend
à coudre à la main et à fabriquer entièrement un sac.

Une expérience solide

Il réalise ensuite une formation en interne au service après-vente, puis enchaîne avec une formation en gainerie. Après 3 ans dans l’entreprise, il est promu dans un pôle dédié au transport de luxe, normalement réservé aux personnes ayant 25 ans d’ancienneté. Il part ensuite en Australie parfaire son anglais. « Je suis revenu en France 1 an après et je suis devenu chef de sellerie automobile à Moissy Cramayel », explique Dimitri. Pendant ces 2 années, il travaille avec une chaîne de télévision sur l’émission « Vintage Mecanic ». Suite à ses nombreuses expériences, il pense à ouvrir sa propre entreprise…

Vers son propre atelier

Dimitri vit à Brie depuis 2 ans. Il précise, « j’aime le côté médiéval et rural de la ville. Les gens sont sympathiques, c’est très convivial ». Il ouvre son atelier dans la zone artisanale de Brie en août dernier. « Le cuir est la matière qui me fait rêver. C’est un bonheur de travailler sur des produits différents chaque jour », ajoute-t-il. Il choisit ses peausseries, conseille ses clients sur ses deux activités distinctes puisqu’il travaille comme sellier automobile et maroquinier. « Je préfère travailler sur un projet qui va me prendre plus de temps mais qui me tiendra à cœur et qui sera attrayant pour ma vitrine, plutôt que de travailler sur de la grosse quantité » note-t-il. Son but est de créer une marque qui va porter sur de la qualité, avec un savoir-faire d’époque. Il aime le côté vintage, mais en le mariant avec des matières nouvelles : « On peut marier le cuir avec tout, notamment des nouvelles technologies comme le gainage d’un ordinateur portable ou d’une coque de téléphone. Un jeune est venu me voir pour que je gaine sa console de jeux en cuir. C’est assez original et amusant à faire ». Des projets originaux, Dimitri en a vu d’autres, notamment chez Hermès, lorsqu’un client milliardaire ukrainien lui a demandé de faire des toilettes en crocodile, pour une valeur de près 3 millions d’euros, de quoi perdre la tête !