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Interview de Bernadette Lacoste

Adjointe au Maire chargé du développement durable

Bernadette Lacoste

Est-ce que le tri est entré dans les mœurs sur Brie-Comte-Robert ?
Pour les habitations individuelles, le tri se fait de mieux en mieux. En revanche, pour l’habitat collectif, il y a d’énormes progrès à faire. En effet, lors du traitement des déchets des poubelles vertes, le taux de rejet est encore trop important. Si le tri était correctement effectué à la base, les déchets valorisables seraient acheminés pour être transformés et apporteraient une recette au SIVOM qui la répercuterait sur les communes. La taxe d’ordures ménagères en serait d’autant diminuée. En 2017, la ville de Brie se situe à la 12e place (sur 15) pour la qualité de son tri. Il reste des efforts à faire.

En ce moment, une campagne de lutte contre les déjections canines est menée. Est-ce que l’amende pourrait être augmentée en cas de fraude ?
Une amende de 35 euros est prévue pour non-respect de ramassage des déjections canines. D’ailleurs, nous pensons à une augmentation à 68 euros et nous allons prochainement la proposer au conseil municipal. De même, en cas d’abandon de déchets sur le domaine public (ce que l’on appelle les dépôts sauvages), des amendes allant de 68 à 1 500 euros sont prévues. Ces amendes peuvent être majorées en cas de récidive, sur décision du tribunal lorsqu’une plainte est déposée.

La déchetterie située à Brie fonctionne depuis plus d’un an. Quel est le bilan ?
Les usagers ont déposé 200 tonnes de déchets en tout genre entre juillet 2017 et décembre 2017. Pour l’année 2018, nous arriverons en décembre à un total de 810 tonnes. Je peux dire que le bilan est positif. Malheureusement, la ville ramasse encore trop de déchets. En 2018,
550 tonnes ont été récoltées comprenant entre autres des gravats, le tout-venant, de l’électroménager… La ville ayant droit à un quota, le surplus est payant.

Pourquoi le SIVOM ne collecte pas plus souvent les bacs jaunes ?
Actuellement, la collecte des bacs jaunes est bimensuelle dans les zones pavillonnaires. Une collecte hebdomadaire représenterait un coût supplémentaire pour le SIVOM (plus d’agents, plus de rotations des camions). Ce coût serait à répercuter sur la taxe des ordures ménagères. Si les bacs jaunes se remplissent vite, il convient alors de demander au SIVOM soit un bac plus grand, soit un second bac. Et c’est gratuit.

Pensez-vous que l’éducation et l’information sont nécessaires avant la répression ?
Bien sûr que c’est nécessaire. L’éducation citoyenne se fait dans les écoles soit par les enseignants, soit par le SIVOM. Elle doit aussi passer par les parents qui sont le premier relais. L’information se fait par voie d’affi chage, de discussions, de présence des messagers du tri du SIVOM et par les médias. La répression intervient en bout de chaîne si les moyens mis en oeuvre n’aboutissent pas.