Accueil

5 questions à Bernadette Laforge

conseillère municipale déléguée au logement et à la santé

Bernadette Laforge, conseillère municipale déléguée au logement et à la santé

Qui peut bénéficier d’un logement social ?
Toute personne en règle sur le territoire sous réserve de critères financiers peut en bénéficier. Les logements sociaux facilitent l’accès à l’habitation des personnes exclues du parc privé, quel que soit l’âge ou la composition familiale. Ils doivent permettre d’avoir un logement tout en pouvant manger, éduquer les enfants, vivre sans être asphyxié financièrement. En 2018, grâce au travail effectué avec l’ensemble des bailleurs, la ville a pu obtenir l’attribution de plus de 60 logements pour les Briards. Les demandes sont très nombreuses et nous savons que ça va être difficile de satisfaire tout le monde. Ceux qui attendent doivent garder confiance.

Pouvez-vous nous en dire plus sur la loi SRU (Solidarité et renouvellement urbain) ?
Cette loi impose à la commune de Brie-Comte-Robert un minimum de 20 % de logements sociaux. Dans le cas où une ville refuse de se plier à la règle, elle doit payer une importante amende pour chaque logement manquant. La politique de la ville a été de respecter cette loi avec pour orientation principale, de tenter d’attribuer un logement à tout le monde. La municipalité a énormément travaillé sur les logements privés et publics. Les permis de construire accordés l’ont été pour répondre à cet objectif. D’autres villes préfèrent payer l’amende et ne pas proposer un logement pour tous.

Quels sont les quotas dans les nouvelles constructions ?
Dans chaque nouvelle construction de plus de 10 logements, 25 % minimum des appartements sont destinés au logement social. La ville limite à 30% maximum le nombre de logements sociaux afin de garantir cette mixité. Elle n’est pas propriétaire mais réservataire (elle dispose d’un droit de proposition de candidats qu’elle soumet au bailleur). Les 25 % de logements sociaux de ces nouvelles constructions sont répartis entre la Préfecture, l’action logements, le bailleur, les fonctionnaires d’État et la ville. La répartition s’applique selon des règles légales.

Est-ce que la ville prévoit des projets de réhabilitation de quartier ?
Oui, soucieuse de l’harmonie des immeubles dans les quartiers, la municipalité travaille sur la restructuration de l’ensemble des anciens logements sociaux qui étaient tous sur le même site, tel que les Chaperons 2 et 3. Ces groupements des années soixante-dix n’ayant pas fait l’objet de rénovation, Monsieur le Maire, Jean Laviolette et moi-même avons rencontré le bailleur Trois Moulins Habitat. Lors du conseil municipal du 9 avril, la municipalité a voté la vente du terrain de ce quartier au bailleur afin qu’il puisse commencer à travailler sur le projet. C’est un énorme chantier qui verra la destruction des anciens immeubles par tiers. S’ensuivra la reconstruction de logements privés et publics, conformément à notre politique de mixité, mais également en respectant l’harmonie de l’architecture.

Quelle est votre position vis-à-vis des logements et du développement durable ?
L’environnement est précieux et la municipalité met tout en œuvre pour le respecter et l’associer aux nouvelles constructions. Il y a des choix forts de la ville en matière d’urbanisme en gardant cet esprit de village. Avant de valider un permis de construire la ville étudie l’ensemble du projet. Les bailleurs connaissent bien nos exigences en termes d’environnement et doivent respecter nos orientations. Chaque construction doit bénéficier d’un espace nature qui apporte le calme, la paix et favorise le contact humain ainsi que le partage collectif.

Et aussi...

> Le logement, un enjeu pour cohésion sociale

> La mission des bailleurs sociaux